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Qualité de l’air

muret soutenement

Que nous soyons chez nous, sur notre lieu de travail ou dans les transports en commun, nous passons une grande partie de notre temps en intérieur. La qualité de l’air intérieur a des effets prouvés sur le bien-être, la concentration ou encore le taux d'absentéisme dans les établissements scolaires. Or, les sources de pollution au sein des bâtiments sont nombreuses. S’il n’est pas possible d’influencer la qualité de l’air dans les lieux publics, il reste envisageable de mettre en application quelques règles susceptibles d’améliorer l’air de son propre domicile. Conscient des enjeux qui entourent la question de l’air intérieur, Patrick et Sylvie - couple originaire de Nantes - ont décidé de suivre à la lettre les conseils de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour éviter que les symptômes asthmatiques de Sylvie ne s’aggravent.

Comment améliorer la qualité de l’air chez-soi ?

Selon l’ADEME, nous passons en moyen 90% de notre temps dans des espaces clos. Ainsi, nous respirons un air pollué par la fumée de cigarette, les produits d’entretien, les substances contenues dans les meubles ou encore, les appareils de chauffage.

Aérer plusieurs fois par jour

Une bonne aération de son habitation est primordiale pour y maintenir un air respirable. Il est possible de procéder à une aération écoresponsable en ouvrant ses fenêtres, chauffage éteint, à raison de 10 minutes le matin et 10 minutes le soir. Si vous avez effectué des travaux précédemment, prolongez cette phase d’aération. Les produits tels que les colles, les peintures ou encore les solvants, sont nocifs.

Entretenir son système de ventilation

Entretenir son système de ventilation apparaît comme tout aussi indispensable à une aération correcte de son domicile. En effet, un bon système de ventilation permet l’évacuation des odeurs et des polluants. Favoriser un air neuf aide également à éradiquer l’excès d’humidité et apporte de l’oxygène aux appareils de combustion (chauffage au bois, au gaz, au pétrole, etc). Pour qu’une ventilation fonctionne correctement, il est impératif de ne jamais obstruer les grilles destinées à cet effet. Il est également conseillé d’effectuer un nettoyage régulier des bouches d’extraction ainsi que des entrées d’air et des filtres.

Pour procéder à l’entretien complet de leur ventilation mécanique contrôlée (VMC), Sylvie et Patrick devront faire appel à un spécialiste tous les trois ans.

Faire appel à un conseiller médical en environnement intérieur (CMEI)

Par ailleurs, pour identifier les sources de pollution dans leur logement, Sylvie et Patrick pourront solliciter un conseiller médical en environnement intérieur (CMEI). Ce professionnel, intervient aux domiciles de patients pour lesquels le médecin a renseigné un formulaire de demande d’intervention. En effet, incommodée depuis des années par des pathologies allergiques et respiratoires, Sylvie a pris la décision de faire évaluer le risque sanitaire de son logement. Ce service, gratuit, est pris en charge avec le soutien financier de l’Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire (ARS).

INFORMATIONS CMEI 44
Pour la Loire-Atlantique :
Romain Habeau, CHU de Nantes, Hôpital Laënnec, Service pneumologie
Boulevard Jacques Monod, 44093 Nantes cedex 1
Contact : 06 29 21 86 46 – romain.habeau@chu-nantes.fr

 

Bannir la cigarette en intérieur

Première source de pollution dans l’habitat, le tabac favorise les maladie cardio-vasculaires et respiratoires chez les sujets fumeurs mais aussi chez leur entourage. Il est vivement recommandé de ne pas fumer en intérieur, plus particulièrement si vous vivez avec des enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évincer les produits nocifs

Préférez les produits qui affichent l’“Écolabel Européen”. Ces derniers limitent les substances dangereuses pour la santé humaine, qui sont également nocives pour l’environnement aquatique. Pour un entretien écologique, privilégiez l’utilisation du vinaigre blanc sur les surfaces - plan de travail, vitres, etc - et les sanitaires, allié au bicarbonate de sodium, pour une action abrasive. Pour les sols et les meubles, le savon noir est efficace, économique et écologique.

“En France, 7 ménages sur 10 utilisent de l’eau de javel car la croyance selon laquelle l’habitat devrait être débarrassé de tout microbe est très répandue. Or, dans les foyers qui ont recours à l’eau de Javel, les enfants ont plus de risques de développer des infections respiratoires*”.
“Moins de produits toxiques”, ADEME, édition septembre 2017
*Source : étude de Lidia Casa et al, Université catholique de Louvain, 2015.

Réduire l’utilisation des produits odorants

On pense à tort qu’un logement où l’air est parfumé est un logement propre. Or, les produits désodorisants, qu’ils soient chimiques ou qu’ils contiennent des substances naturelles - encens, huiles essentielles, papier d’arménie, etc - émettent des polluants dans votre foyer. Pour chasser les mauvaises odeurs, rien ne vaut en réalité une aération en bonne et dûe forme.

Sylvie ne le savait pas mais l’utilisation de bâtons d’encens est contre-indiquée par l’ADEME : “faire brûler de l'encens émet des polluants comme du formaldéhyde et du benzène”. Ces substances sont respectivement irritante (formaldéhyde) ou cancérigène et génotoxique (benzène).
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Rénover un logement vétuste

Parfois le simple fait de suivre à la lettre les recommandations de l’ADEME suffit à instaurer une atmosphère saine au sein du domicile. En revanche, si votre habitation est ancienne, elle peut présenter des signes de vétusté incompatibles avec un air de qualité.

Le PTZ dans l’ancien

Le prêt à taux zéro (PTZ) connaît un vif succès en France car il permet aux ménages qui en bénéficient, de profiter d’un prêt à 0% d’intérêt. Ainsi, avec le PTZ, nul besoin d’entrer en négociation avec votre banquier pour obtenir le meilleur taux de crédit.

Patrick et Sylvie sont installés de longue date dans le quartier de Nantes Sud, dont ils souhaiteraient partir, pour se rapprocher de leurs emplois respectifs. En effet, tous deux travaillent dans la ZAC de la Bérangerais, située dans la ville de La-Chapelle-sur-Erdre.
Aussi, ils prennent la décision de se lancer dans un projet de rénovation. L’existence du PTZ sur le marché immobilier de l’ancien constitue pour le couple une opportunité de concilier amour des vieilles demeures et nécessité d’évoluer dans un logement rénové et sain.

Le couple nantais a repéré une maison à vendre dans la commune de Carquefou, qui est limitrophe à la fois de Nantes - où ils ont leurs habitudes - et de La-Chapelle-sur-Erdre, où se situe leur emploi. Pour réaliser un PTZ dans l’ancien, Sylvie et Patrick doivent respecter certaines conditions :

  • le logement rénové doit devenir leur résidence principale,
  • les travaux à effectuer dans le logement doivent représenter au moins 25% du coût total de l’opération d’achat (modernisation, création de surfaces habitables, assainissement, aménagement, etc),
  • le couple doit respecter un plafond de ressources qui est fonction de sa situation familiale, de l’emplacement de l’habitation et de son coût,

Pour évoluer dans un logement aux dernières normes environnementales, le couple aurait aussi pu réaliser un PTZ sur le marché neuf à Nantes.

Si le budget global de Patrick et Sylvie est de 200.000€, les travaux financés par le PTZ compteront au moins pour 200.000€ X 25% = 50.000€.

Pour bénéficier du PTZ ancien, Sylvie et Patrick déposent une demande auprès d’un établissement bancaire agréé par l’État. Lorsque leur dossier est validé, ils fournissent une attestation sur l’honneur ainsi que tous les devis qui concernent les travaux, dans un délai maximum de trois ans.

 

 

 

 

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